Revue de presse estivale : PBLV rayonne
L'ascension vertigineuse des audiences
Pour le 500ème épisode et sa deuxième bougie, les médias saluent unanimement le succès du feuilleton. Et de rappeler qu'après avoir affiché un électrocardiogramme plat les premiers mois, les audiences ont décollé, pour atteindre leur rythme de croisière avec plus de 5 millions de téléspectateurs chaque soir. Le feuilleton caracole aujourd'hui en tête des séries françaises les plus regardées.
Dans la confidence des auteurs
Les 22 auteurs (scénaristes et dialoguistes), auxquels on doit en partie cette popularité, ne sont pas en reste. Olivier Szulzynger, directeur de collection et Michèle Podroznik, productrice, livrent pour TV Guide (édition du 12 août 2006, sous la plume de Christophe Chanson), quelques-unes de leurs recettes.
Des héros qui nous ressemblent, des histoires qui nous concernent et qui incitent au dialogue entre générations, mais aussi « des histoires palpitantes, voire abracadabrantes, qui doivent tenir les fans en haleine pendant trois mois ». Retenir le téléspectateur n'est pas une mince affaire.
Autre raison du succès : le souci du détail. Les intérieurs des appartements, les garde-robes, les accessoires : « rien n'est laissé au hasard », tout est soigné.
Enfin et c'est certainement la raison la plus importante : la bonne entente entre les différentes équipes et les acteurs. Plus belle la vie est une aventure exigeante, qui demande beaucoup d'abnégation. Sans une bonne cohésion de groupe et une complicité palpable à l'écran, le succès ne serait peut-être pas le même.
Presse people
Plus légère, la presse people s'intéresse au couple Rebecca Hampton, Serge Dupire. Télé star (édition du 14 août, dans un article de Linda Bouras) affirme que le couple, qui s'était rencontré sur le tournage de Plus belle la vie, aurait rompu, après 2 ans d'idylle.
La place des minorités à l'écran : Plus belle la vie en couleurs
Aujourd'hui en France (édition du 12/08) se penche sur la représentation des minorités dans les médias. Après avoir dressé un panorama de la fiction française, Pascaline Périé donne la parole au club Averroès, qui défend une meilleure visibilité des minorités à l'écran.
Intervenus auprès de la production de Plus belle la vie, ses adhérents sont à l'origine du recrutement de Malik, jeune avocat beur, un rôle « éloigné des clichés habituels ». Bien lui en a pris, puisque la presse reconnaît l'effort de la production pour faire une série qui soit le reflet le plus fidèle possible de la société.
Portrait de comédiens, Laurent Kerusore à la une
Ambroise, Rebbecca, Aurélie... : ils sont nombreux, cet été, à avoir été sollicités pour des interviews. Focus sur l'un d'entre eux : Laurent Kerusore (alias Thomas), dans Le télégramme du 06 août.
Interrogé sur son parcours, on apprend que le Nantais d'origine n'a pas hésité à cumuler les petits boulots pour compléter les revenus aléatoires de la scène. Il a été tour à tour fleuriste, décorateur mais aussi mannequin pour des catalogues japonais. Pourquoi on l'aime ? Pour son sens de la fête, sa bonne humeur communicative, « son c½ur en or » et son talent, dixit Michel Cordes.
Place également à Hubert Koundé (Etienne), guest de l'été 2006 et interrogé par Le journal de la Haute-Marne du 10 juillet (article de Julien Bruyère). Révélé par Mathieu Kassovitz, avec « La Haine », en 1995, l'acteur n'a pas eu peur de s'écarter du cinéma pour se glisser dans la peau d'Etienne. Vécue comme un risque personnel et une cassure avec son rythme de travail habituel, cette expérience offrait au comédien de couleur l'opportunité d'incarner un rôle éloigné des stéréotypes, en étant choisi pour son talent avant de l'être pour sa couleur de peau.
Economie : un concept qui coûte cher
Télé moustique (article de Anne-Sophie Michat paru dans l'édition du 31 juillet au 5 août) s'intéresse à l'aspect économique de la série. Plus belle la vie vaut son pesant d'or : avec un coût de 23 millions d'euros par an, la série représente « le plus gros investissement d'une chaîne publique depuis 10 ans ».
20 minutes, édition de Paris du 28 août, sous la plume de Christel Brigaudeau, s'attache de son côté à montrer la manne économique et touristique que représente la série pour sa ville d'accueil. Elle fait connaître Marseille et lui confère une image de village cosmopolite et ensoleillé 365 jours sur 365. Quelle meilleure vitrine ?
Deuxième raison pour les collectivités locales de brosser la chaîne et la production dans le sens du poil : ce sont de gros employeurs, une grande partie du personnel provenant du cru. Avec de tels arguments, on comprend mieux pourquoi les collectivités subventionnent la série...